Image La chute des prix de l'immobilier en Tunisie !

La chute des prix de l'immobilier en Tunisie !

En Tunisie,  la propriété immobilière est une véritable institution. Grâce à la politique de l'Habitat mené dans les années 70 et 80, le gouvernement a facilité l'accès à la propriété à des millions de ménages tunisiens en rendant les prix plus abordables.

Aujourd'hui, les prix dans le secteur immobilier en Tunisie ne sont plus ce qu'il était. En cause, une rupture soudaine de l'investissement étatique, laissant le marché le marché aux mains des investisseurs étrangers. La crise immobilière du pays n'a rien arrangé aux modifications substantielles qu'ont connues les prix.

L'état actuel de l'immobilier en Tunisie

La disponibilité de terrains à bâtir et l'offre foncière étaient les principaux facteurs qui influençaient l'immobilier. Malheureusement, en Tunisie les défis de l'immobilier ont véritablement commencé en 2008 à partir du moment où l'Administration foncière tunisienne s'est laissée dépasser par les évolutions du secteur.

La lenteur administrative résumait, en effet le taux de satisfaction à 20% en plus de délais de viabilisation interminables. Ce qui laissait un grand écart entre le besoin sur le terrain et l'offre disponible. Un déficit entre l'offre et la demande a toujours pour conséquence la montée en flèche des prix.

Depuis 2013 donc, le marché fait face à des obstacles de disponibilité des plans d'urbanisme. Quant au défi que représentait le besoin de promoteurs immobiliers privés, le changement de régime politique a provoqué une véritable révolution.

Non seulement le segment de l'immobilier résidentiel s'est énormément développé, mais en plus de nouveaux segments sont apparus. L'immobilier de prestige ainsi que l'immobilier de commerce en font partie.

Tarek Bouchamaoui fait partie des tout premiers promoteurs à investir dans l'immobilier dans un pays comme la Tunisie. Dès 2012, il est à la tête du Holding HBG dont les filiales Astoria et Odéon sont spécialisées dans l'immobilier de prestige. Malgré tout, la tension que provoque le déficit de l'offre de terrains n'a permis pas de faire baisser les prix de l'immobilier tunisien.

Les conditions nécessaires à la baisse des prix de l'immobilier en Tunisie

A ce jour, dans le gouvernorat de Tunis , le prix du mètre carré le plus abordable est de 2 100 dinars à La Goulette tandis qu'à Gammarth S, le mètre carré coute jusqu'à 4 000 dinars. Les régions des Lac 1 et 2 enregistrent des prix de 3 200 et 3 400 dinars le mètre carré alors que les Jardins de Carthage se montrent plus abordables avec le mètre carré à 2 600 dinars.

La raison pour laquelle les prix sont aussi hauts est que c'est justement dans ce gouvernorat que se concentre l'essentiel de l'offre en immobilier de standing que proposent les agences immobilières de Tarek Bouchamaoui. L'immobilier de standing représente en effet 65% de l'offre immobilière actuelle.

Dans les autres gouvernorats comme Ariana ou Ben Arous dépassent à peine les 2 000 dinars le mètre carré. Ce qui n'empêche le fait que les prix restent encore très hauts pour la classe moyenne tunisienne.

Pour venir à bout de cette hausse, il faudrait reformer complètement l'immobilier tunisien. Pour faire baisser l'incidence foncière, le rythme de traitement des dossiers d'aménagement par l'Administration foncière devra être accéléré.

Par ailleurs, un intérêt pour l'immobilier économique et social contribuerait de la part des promoteurs privés aussi d'équilibrer les prix.