La tunisie et l'immobilier : des hauts et des bas

La tunisie et l'immobilier : des hauts et des bas

La Tunisie est un pays qui possède un large potentiel dans tous les secteurs d'activité. Il possède tous les attraits pour faire de bonnes affaires. En pleine modernité, le pays se relève petit à petit des séquelles des crises économiques étrangères qui ont eu un impact sur son économie. L'accès au logement est inégalé, car le logement social est entièrement délaissé pour passer au logement de standing. Le secteur de l'immobilier est pourtant un levier économique important pour ce pays.

L'immobilier de logement pour les Tunisiens

Avec les différents salons de l'immobilier un peu partout dans le monde, la Tunisie perce petit à petit dans les destinations importantes dans le domaine de l'investissement immobilier. La crise économique européenne fait partie des déclencheurs de la chute d'une partie du secteur immobilier.

A partir des années 90 jusqu'à 2010, plus de 14.000 foyers sont construits chaque année. Après 2010, seulement 4000 foyers par an ont été construits. Il ne faut pas oublier que les Tunisiens ont longtemps porté dans leur objectif l'importance d'avoir leur propriété. Leurs revenus ont augmenté, mais aussi la démographie et l'urbanisation qui s'est installée les a poussés à investir dans l'immobilier.

Les Tunisiens résidant à l'étranger et les ultras riches sont actuellement classés comme clients potentiels. Le territoire est vaste pour que chacun puisse faire son investissement. Une faible minorité de locaux essaient tant bien que mal à investir dans la pierre selon Tarek Bouchamaoui.

L'immobilier de prestige a pourtant changé l'économie mais aussi le paysage tunisien. Plus moderne, création d'emploi, entre de devise, autant le voir d'un bon œil. Les principaux barrages au bon développement de l'immobilier sont nombreux :

  • La lenteur de l'administration est l'un des problèmes majeurs.
  • Une baisse significative des projets de construction en raison de la flambée du prix du terrain.
  • Les ouvriers locaux se font rares et la plupart ne sont pas qualifiés. Les promoteurs immobiliers font alors appel à des bâtisseurs étrangers, ce qui implique un cout élevé.
  • Certains matériaux et matières premières nécessaires dans la construction n'existent pas, ce qui est une charge de plus.
  • Le Dinar déprécie et il est difficile d'importer les matières premières or les taux d'intérêt sont élevés.

Le standing avant tout !

Les Tunisiens ont actuellement du mal à obtenir un logement pour diverses raisons malgré le semblant de stabilité de leur niveau de vie. Les promoteurs immobiliers sont alors obligés de faire profil bas ou de changer leur projet de logement social par l'immobilier de luxe. Les promoteurs immobiliers sont aussi de leurs côtés obligés de se tourner vers l'immobilier de luxe, car c'est ce qui est rentable avec la demande étrangère.

Le plan « premier logement » décidé par le gouverneur est dans le but de laisser une place à la classe moyenne d'accéder au logement. Le prix du mètre carré a beaucoup augmenté dans les régions stratégiques où sont implantés les centres d'affaires. Sur certaines zones, le prix du mètre carré est plus abordable, mais peut au fil du temps flamber.

L'immobilier de luxe est devenu une priorité pour les promoteurs immobiliers. La rentabilité est nettement plus rentable que d'investir dans l'immobilier social pour la classe moyenne. Avec les taux d'intérêt qui sont très élevés par rapport à ses voisins comme le Maroc, la capacité financière des Tunisiens n'est pas aussi importante pour pouvoir accéder au logement.

L'acquisition de logement moderne étant devenue un facteur handicapant, les Tunisiens choisissent d'autres solutions telles l'autoconstruction ou la location. Par ailleurs, des professionnels tels Tarek Bouchamaoui proposent des logements modernes pour tous les besoins.